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Lundi 04 Février 2013

Pôle Europe

La Commission européenne veut « raviver l’esprit d’entreprise » chez les Européens, et propose son plan d’action. Vœux pieux ?

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La commission européenne a fait ses comptes
. Ils ne sont que 11 % d’Européens à être entrepreneurs, contre plus de 50 % aux Etats-Unis et en Chine. Or ces créateurs d’entreprise créent aussi des emplois. Ainsi, chaque année, les petites entreprises sont à l’origine de quatre millions d’emplois nouveaux en Europe. Il y aurait de la marge puisque 40 % des Européens se déclareraient tout à fait aptes à « monter leur boîte ». La Commission a proposé un plan d’action intitulé « Raviver l’esprit d’entreprise en Europe ». Tout un programme.
 
Dans les pistes proposées, « Entrepreneuriat 2020 » souhaite améliorer l’accès au financement, véritable talon d’Achille. Pour cela, un marché européen du microfinancement et une « simplification des règles fiscales pour les investissements privés directs », ainsi que des accélérations de procédures vont être mis en place, promet-on. Les entrepreneurs nouveaux se verront proposer des formations à la gestion et des services de tutorat ainsi que la mise en réseau avec leurs pairs et leurs fournisseurs et clients potentiels. Le fait de créer, de transmettre, de vendre ou de relancer une petite entreprise devrait se trouver faciliter avec ce plan européen. Une autre étape décisive dans la vie d’une entreprise devrait avoir droit à un examen attentif : celui qui aidera le créateur d’entreprise à surmonter ses difficultés financières à court terme et qui donnera « une deuxième chance aux entrepreneurs honnêtes, car les entreprises créées à la suite d’une première faillite réussissent mieux ». L’Europe super-coach aura ainsi à cœur de conseiller et soutenir les femmes, les personnes âgées, les chômeurs et les immigrés qui souhaiteraient mettre sur pied un projet. Les chômeurs et futurs entrepreneurs devraient connaître les premières mesures concrètes en leur faveur dès 2013, avec le lancement du futur mécanisme de microfinancement « ciblant les personnes vulnérables, notamment les personnes ayant perdu ou risquant de perdre leur emploi ou rencontrant des difficultés à revenir sur le marché du travail ». Ils devraient également bénéficier à partir de mars, d’une assistance technique, par l’intermédiaire du Fonds social européen (FSE), axée sur la mise en place de dispositifs de soutien en faveur des jeunes créateurs d’entreprises et des entrepreneurs sociaux.
 
Chômeurs micro-financés et l’Europe en super-coach d’entreprise
 
Des populations fragiles sont surveillées et encouragées, mais également des secteurs seront privilégiés. En 2012, la Commission avait répertorié ces bassins émergents d’emplois. On les trouve dans lestechnologies
de fabrication avancées et production propre, les technologies clés génériques, les bioproduits, les constructions et matières premières durables, les véhicules propres et last but not least, les réseaux intelligents. Le plan européen veut ainsi aplanir les obstacles devant les petites entreprises du numérique, notamment en facilitant leurs ventes transfrontalières en ligne.
 
Un manque de coopération européenne
 
Enfin, cerise sur le gâteau, la Commission réclame que cet état d’esprit soit particulièrement cultivé dans les programmes scolaires. Mieux, « les jeunes devraient vivre au moins une expérience dans ce domaine avant de quitter l'école secondaire » imagine-t-elle.
 
« Les pays européens coopèrent déjà dans le cadre de l'initiative relative aux PME (Small Business Act) pour réduire la bureaucratie qui pèse sur les entreprises » affirme, un brin péremptoire, la Commission. Pour l’instant, la feuille de route de ses propositions n’est pas totalement inscrite dans le marbre. Elle va devoir multiplier les réunions collaboratives avec les Etats membres, les organisations professionnelles et les différents acteurs de la démocratie sociale européenne.
 
Problème de fond : « le soutien apporté aux entrepreneurs varie considérablement d'un pays de l'UE à l'autre » admet le rapport. « Le partage des bonnes pratiques et la coordination des efforts » souhaités au niveau européen a surtout vu depuis 2008, une grande concurrence intra-européenne et des actions isolées à l’échelon national.
 
Emmanuel Lemieux Lesinfluences.fr

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