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Deux statisticiens de l’INSEE, Anne Mansuy et Loup Wolff, (division Emploi) viennent de rendre publique ce mois de février leur étude intitulée « une photographie du marché du travail en 2010 ».
On y recensait alors 25,7 millions de personnes en activité et 2,7 millions au chômage au sens du Bureau International du Travail. Le statut des actifs français est extrêmement variable sur la photo de groupe : « sur dix personnes qui travaillent, on compte un non-salarié, cinq ouvriers ou employés et quatre cadres ou professions intermédiaires » rappellent les chercheurs. Une large majorité de salariés travaillent sous contrat à durée indéterminée, mais les autres formes de contrat (Intérim, apprentissage, contrats à durée déterminée) progressent sensiblement, surtout chez les plus jeunes.
La montée des cadres
Certes, les ouvriers représentent toujours la catégorie professionnelle la plus atteinte par le chômage, mais depuis 2008, on constate qu’il frappe particulièrement les cadres et les plus qualifiés, catégories jusqu’alors les plus préservées. En 2010, on enregistre un taux de 13,5 % de cadres en demande d’emploi contre 9,4 % de moyenne les années précédentes.
C’est parmi les plus de 50 ans, que le chômage a le plus progressé, même si les plus jeunes et les moins qualifiés restent les plus touchés. Pour ces derniers, on assiste également à une nouvelle condition d’emploi.
6% de la population active en sous-emploi
Le phénomène montant, dont on se doutait mais qui ici se confirme, est le considérable développement du sous-emploi en temps de crise. Cet état concernait 1,5 millions de personnes (6 % de la population active) il y a deux ans : c’est-à-dire qu’elles occupaient un emploi, le plus souvent à temps partiel, tout en souhaitant travailler plus. Catégories les plus mises à contribution du sous-emploi : les jeunes, les employés et les femmes.