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Qui détient le bon digicode d’accès à l’emploi chez les étudiants ? C’est la deuxième étude du genre qui porte sur 82 des 83 universités, avec un taux de réponses fines de 69,9%. Au 1er décembre 2010, c’est-à-dire trente mois après l’obtention de leur diplôme, 91% des diplômés de master ont décroché un emploi, annonce une étude du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche (MESR). Il s’agit d’un taux identique à l’année précédente, avance la note. Autre particularité : dans 44% des cas, « l’emploi occupé ne se situe pas dans la région de l’université d’origine ».
Toutes les disciplines sont concernées par cette insertion. Certes les domaines du droit, de l’économie et de la gestion ont plébiscité 93% des diplômés, mais la mécanique de recrutement touche également la filière STS (Sciences, techniques et santé) qui a recruté 92% de mastérants, les sciences humaines et sociales (SHS) embauchant 90% de ces diplômés et les métiers des Lettres, Langues et Arts (LLA) employant 87% des étudiants.
« Les performances d’insertion professionnelle restent bonnes », et qui plus est en adéquation avec le diplôme obtenu, se réjouit le ministère, et ce malgré un marché du travail moins porteur et ouvert. Les petits porteurs de cafés et autres stagiaires à la photocopie ne se recrutent pas dans ces cohortes. Pour les mastérants, les conditions d’insertion s’avèrent satisfaisantes, avec des emplois de cadres ou de professions intermédiaires (89%). « Les débouchés sont larges et offrent une très large place au secteur privé » insistent les auteurs de l’étude.
Une résistance au chômage
Ces caractéristiques d’insertion professionnelle facilitée par un diplôme ne concernent pas uniquement le crû 2008 des mastérants mais aussi, 91% des DUT (Diplômes Universitaires Technologiques) et 92% des LP (Licences Professionnelles).
Les diplômés LP sont 92% à s’insérer directement sur le marché du travail, notamment pour 76% d’entre eux dans des emplois de cadres. Les DUT, eux, poursuivent majoritairement leurs études. Quant à ceux qui ont choisi de travailler tout de suite, 91% des diplômés ont obtenu un emploi dans ce délai-test de 30 mois. Commentaire de Laurent Wauquiez, le ministre de l’Enseignement supérieur : « Ces résultats confirment que l'ouverture de l'université à l'insertionprofessionnelle se concrétise sur le terrain et constitue désormais le cœur du mouvement de refondation de l'enseignement supérieur lancé depuis quatre ans, avec par exemple le développement de formations définies en lien avec le bassin d'emploi, la création dans tous les établissements des Bureaux d'Aides à l'Insertion Professionnelle, un accroissement très significatif de l'alternance. »
Ces chiffres sont plutôt encourageants dans la sombre perspective de l’emploi des jeunes. Selon l’enquête « Emploi » de l’INSEE, le taux de chômage des diplômés de l’enseignement supérieur (1 à 4 ans de formation initiale) a glissé de 9,6 à 10,7% entre 2009 et 2010. Un bémol : « la part des emplois stables diminue de 77% à 74% », la fonction publique ayant réduit la voilure en matière de recrutement.
www.lesinfluences.fr
Pour éclairer au mieux l'ensemble de la communauté universitaire, les résultats sont disponibles par discipline dans chaque université et présentent un large choix d'indicateurs sur le fond(taux d'emploi, proportion d'emplois stables, proportion d'emplois de cadres ou professions intermédiaires, proportion de temps-plein) comme sur la méthode (taux de réponse, poids numérique des disciplines). Les universités, les étudiants et leurs familles disposent ainsi non seulement d'une image détaillée de l'emploi des étudiants mais aussi de son caractère durable et qualifié.
Pour lire l’étude, discipline par discipline de chaque université et des indicateurs (taux d'emploi, proportion d'emplois stables, proportion d'emplois de cadres ou professions intermédiaires, proportion de temps-plein) :
http://enseignementsup-recherche.gouv.fr/pid24624/taux-d-insertion-professionnelle-des-diplomes-de-l-universite.html